Adrénaline

Le Silence des Sentinelles

  • Année 2008
  • ISBN 979-10-90457-02-7
  • Catégorie Adrénaline
  • Prix 19,00 €

4ème de couverture

Le commissaire Franck Casta, chef de la PJ de Lyon, se retrouve avec deux cadavres sur les bras, dont l'un était un homme de main du patron de la pègre locale, Abernardo.

Sam Deligne, son ami, responsable de la BRI, va le mettre sur la piste dans des circonstances dramatiques.

Mais qui est cet ange-gardien qui semble veiller sur le principal suspect et sur la jeune stagiaire de la PJ ?

Quel est le rapport entre l'affaire et la découverte du viol et du meurtre d'une photographe ?

Quel rôle Sam avait-il joué des années auparavant au sein de la DST ?

Pour Franck Casta, le massacre dans la capitale des Gaules va virer au cauchemar.

Extrait / À propos

L’homme est allongé sur le lit pliant qui semble ridicule pour cette grande carcasse musclée. Les yeux fixés au plafond, le corps détendu, reposé, pour une fois pas sur ses gardes, il laisse son esprit divaguer.

Dans cette chambre mansardée, vivant comme un reclus dans les combles de ce vieil immeuble lyonnais caché dans la rue Charles Dullin, l’homme se souvient. Il revoit le visage de Laura, ses traits fins, cette expression décidée qu’elle arbore en permanence, cette lueur tranchante qu’elle a dans le regard lorsque les choses ne vont pas comme elle veut. Il se remémore leur rencontre il y a presque dix ans sur un quai de gare, cette sensation étrange qui l’avait fait ralentir en la croisant, comme si son corps se souvenait de l’avoir frôlé dans une vie antérieure.

Il ne la connaissait pas et pourtant il la sentait si proche. Ils avaient échangé quelques mots, des banalités effrayantes. Puis, avant qu’elle ne s’éloigne, il lui avait demandé : - Où vas-tu ? - Nulle part, avait-elle répondu. Elle avait ensuite fait un signe de tête en direction d’un coin sombre au bout des quais où ses pas paraissaient la mener. - Et c’est par là … Lui qui n’avait ni Dieu ni diable, qui s’était juré de ne suivre la trajectoire de personne, de ne croire en rien et de ne faire confiance qu’en son propre jugement, il ne sait toujours pas pourquoi il l’avait suivie. Ils avaient fait l’amour dans le train de marchandises qui les emmenait dans la nuit étoilée, voyageurs clandestins pour la première fois ensemble.

Elle était plus dure que lui. Dure au mal, dure aux souffrances. Lui, le légionnaire aguerri par quatre ans d’opérations commandos, d’inconfort, de défis physiques, de vexations et de dépassement de soi, n’avait jamais rencontré personne qui soit aussi endurant que Laura. Elle avait choisi de vivre en marge, mais avec ses propres règles et sans dépendre de qui que ce soit.

Elle venait d’une famille qui n’en était pas une. Elevée par son père, dont les activités flirtaient sans cesse avec l’illégalité, mais sans qu’elle ait eut un doute pendant toute son adolescence, ne connaissant pas sa mère, elle avait vite été livrée à elle-même. Et la vie lui avait appris à se défendre seule. Y compris physiquement. Il revit cette allure androgyne, ses cheveux blonds très courts, l’impression de force qui se dégageait de cette femme de taille moyenne et mince. Son corps était musclé, il s’en était aperçu lors de leur première nuit dans le train. Quand elle faisait l’amour, elle voulait aussi avoir le dessus. Leurs étreintes furent souvent des rapports de force.

Ils avaient vécu ainsi pendant trois ans, ayant besoin l’un de l’autre, ressentant le manque lorsqu’ils se séparaient. Ils s’étaient trouvés à un moment où chacun d’eux avait l’absolue nécessité d’une pause, d’un pan de tendresse dans une vie solitaire. Pour elle, il avait quitté la légion. Ils avaient parcouru des routes et des pays, des chemins étroits et des campagnes désertes. Et comme il fallait bien vivre, ils avaient commis quelques petits larcins. Puis un ou deux vols plus importants. Et un coup qui avait mal tourné.

L’homme bouge imperceptiblement sur son lit de fortune, mal à l’aise comme à chaque évocation de ce faux pas. Le soleil se glisse à peine par la lucarne dans le toit. Le temps est gris. Il est habillé, prêt à partir dans la minute s’il le faut. L’urgence est une composante de sa vie désormais. Au même titre que la peur ou la solitude.

Deux ans qu’il n’a pas revu Laura. Deux ans qu’il l’attend, qu’il l’espère. Depuis cette dernière visite qu’elle lui a faite en Allemagne, où il se cachait. Et c’est pour elle qu’il est revenu en France, pour elle qu’il s’est fait recruter par le milieu lyonnais. Parce qu’il sait qu’elle était à la recherche de son père et que celui-ci semblait travailler pour Maurice Abernardo, le grand patron du banditisme dans la capitale des Gaules.

Elle lui en avait parlé, elle était inquiète. Son père avait disparu soudainement, sans donner signe de vie. Laura s’était affolée, son père était, à part lui, le seul lien affectif qu’elle ait. Et elle redevenait petite fille, malgré tout, lorsqu’il s’agissait de son père. Et Laura s’était volatilisée elle aussi. Plus de traces, plus de nouvelles. Elle n’était pas du genre à écrire des cartes postales. Il avait attendu. Plusieurs mois. Craignant le pire malgré tout.

Se blindant moralement contre ce qu’il redoutait. S’efforçant d’imaginer la cruauté du vide. Et devenant, chaque jour qui passait, plus déterminé, plus pessimiste. Il fallait qu’il bouge. Il est là maintenant, à Lyon, dans cette chambre minuscule, seul. La guerre est commencée. Et il n’a rien à perdre. Surtout pas la vie.

Il s’étire, fait jouer les muscles de ses épaules. Il a hâte d’être à nouveau dans l’action, lui qui pourtant ne craint ni la solitude, ni l’attente. Mais Laura a besoin de lui et il se sent inutile ainsi. Il se lève, se dirige vers un des coins de la mansarde, déplace la chaise, s’agenouille et disjoint deux lames de parquet. De la cache improvisée, il retire deux paquets longs enveloppés dans des housses plastiques grises. Il les ouvre et vérifie le contenu. Tout est prêt. N’attendant que son bon vouloir. Il va en avoir besoin. Toute la clique d’Abernardo doit être à ses trousses désormais. Il est l’homme à abattre et il le sait.

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Presse & Critiques

Revue de presse Le Journal de Saône et Loire 12/02/2009

Le premier roman du Tournusien Claude Poux

Après Tournus, Louhans et Lyon, Claude Poux s’arrête par Chalon où il dédicacera samedi 14 février à la librairie La Mandragore son premier roman, le Silence des sentinelles. Un polar qui plonge le lecteur au cœur de la PJ et de la BRI lyonnaises, « ce qui change des sempiternelles PJ de Paris ». Le polar, un genre très codifié qui nécessite quelques « passages obligés », un certain sens du suspens, et une approche constructive. Un véritable jeu pour Claude poux, chef entreprise de son état, qui avoue avoir pris « énormément de plaisir à écrire ». Le pitch : le commissaire Frank Casta et son acolyte Sam Deligne se trouvent confrontés aux meurtre de deux hommes de main du patron de la pègre lyonnaise. Il semblerait alors qu’un ange gardien veille sur la jeune stagiaire de la PJ et sur le principal suspect. Un « polar psychologique », se plait à dire l’auteur Tournusien. « Les personnages ont tous un vécu, une vie privée, des failles et des faiblesses », explique t-il. Un polar à tiroirs de 240 pages, qui ne manque pas de crédibilité puisqu’il a été sélectionné pour le prix 2008 du quai des Orfèvres. Après ce succès, ses lecteurs seront ravis d’apprendre que Claude Poux travaille actuellement sur la suite du Silence des sentinelles. « J’ai rencontré mes lecteurs lors de séances de dédicaces, et lu les commentaires qu’ils m’ont laissé sur internet. J’ai pris en compte leur différentes remarques pour le second opus ». Si vous avez aimé (ou pas) vous savez ce qu’il vous reste à faire. « Le silence des sentinelles » est disponible sur internet (www.atelierdepresse.com) et à la librairie la Mandragore.
Revue de presse Le Journal de Saône et Loire 31/07/2008

Dédicace du Silence des sentinelles.

« Le Silence des Sentinelles », premier roman policier de Claude Poux, a obtenu un franc succès de la part des Tournusiens. En effet, lors de la dédicace de samedi à la librairie des Arcades, 45 livres ont été vendus avant d’arriver en rupture de stock. Une dizaine ont d’ores et déjà été réservés par des clients. Plusieurs facteurs expliquent cet engouement. Tout d’abord, l’auteur est de la région, on peut le rencontrer dans la rue. Ça compte Ensuite, être retenu pour le Prix du Quai des Orfèvres 2008 et arriver en sélection finale, cela montre la qualité de l’écriture. Et puis, un polar, c’est vraiment une lecture pour l’été, les vacances. Enfin, l’avis d’un professionnel avisé, M. Lacroix, libraire, a une influence certaine sur les lecteurs potentiels. Voici ce qu’il en dit : « Du début à la fin, ce premier roman policier de Claude Poux nous promène à cent à l’heure dans Lyon. Entre Rhône et Saône, de la rue Branly à la Croix Rousse, de l’avenue Garibaldi à la place Bellecour, les policiers traquent les truands, les truands punissent les traîtres et la DST compte les points. Les protagonistes : deux commissaires aguerris, antithèses des héros sans failles, des barbouzes de la DST, une kyrielle de petits truands encadrés par une star du grand banditisme vieillissante qui tente de se reconvertir avec l’aide de prodiges informatiques dans la fraude cybernétique et un tireur d’élite dont les motivations sont obscures mais l’efficacité redoutable.
Revue de presse Le Journal de Saône et Loire 25/07/2008

Claude Poux, le Tournusien devenu auteur de polar.

« J’ai toujours eu en tête l’idée d’écrire un roman ! » A 50 ans, Claude Poux vient de relever le défi. Et un double défi puisque son livre a été publié il y a quinze jours aux éditions Atelier de presse. Bourguignon depuis 20 ans, Claude Poux a choisi de s’établir, avec sa famille, à Boyer. Mais c’est à Tournus qu’il a fondé son entreprise, « Mister Harry», une société spécialisée dans la création de sites internet…. Mais laissons de côté Claude Poux, le chef d’entreprise, pour revenir à Claude Poux, l’écrivain. L’ado qu’il était aimait exprimer ce qu’il ressentait sur le papier. Un « besoin » qui a généré nouvelles et poèmes. Jamais publiés. Il se lance en 1998 dans un premier roman alors qu’il doit rester alité pendant deux mois suite à une opération : « J’avais du temps ! ». Dans ce livre, il met beaucoup de lui, « un type aux alentours de la quarantaine qui se pose plein de questions. » L’écriture de « l’escalier », c’est le titre, lui a demandé deux, voire trois ans: « Je l’ai laissé reposer, puis je l’ai repris, etc. » Ce premier roman ne sera jamais publié: « J’ai essayé de l’envoyer aux maisons d’édition, mais il était trop fourre-tout. » Sélectionné pour le Prix du Quai des Orfèvres Claude Poux ne lâche pourtant pas l’affaire. Après avoir participé à des ateliers d’écriture, il se remet à écrire en 2006. Dans un tout autre style : le polar. « C’est un genre plus codifié qui nécessite une charpente bien structurée pour entretenir le suspense. Il faut être très rigoureux dans l’intrigue ». Le suspense a en tout cas tenu en haleine les responsables des éditions Atelier de presse qui ont tout de suite décidé de publier « Le silence des sentinelles » : « J’ai été sélectionné dans la liste finale du Prix du Quai des Orfèvres 2008. C’est comme ça que j’ai été remarqué par cette maison d’édition spécialisée dans le polar. » L’histoire ? C’est toujours celui qui l’a imaginée qui en parle le mieux : « Elle se déroule à Lyon, où travaillent les deux personnages principaux : le commissaire Franck Casta, chef de la PJ, et Sam Deligne, responsable de la brigade de recherche et d’intervention, qui se trouvent confrontés à des meurtres surprenants car ce sont des gens du « milieu » qui se font assassiner. » Mais il s’agit bien d’un « polar psychologique » comme l’explique l’auteur : « Les personnages ont tous un vécu, une histoire, un destin. On les suit dans leur vie privée, ils croisent plein d’autres personnages…». Ce premier essai transformé a donné l’envie à Claude Poux de continuer sur sa lancée. En gestation dans son cerveau, on trouve un autre polar et un roman – « une histoire de quadras-quinquas qui se retrouvent 30 ans après avoir été étudiants ensemble ». Le temps d’écrire, il le trouve toujours : « J’écris le soir, en plus du travail. Je ne regarde pas la télé, c’est sans doute pour cela qu’il me reste du temps ! De toute façon, pour moi, l’écriture reste un plaisir. En tant qu’amateur, je ne suis pas tenu pas des délais. Le plus dur, c’est d’apprendre la patience : tenir bon lorsqu’on est à la 20e page et qu’il en reste 200 à écrire… ». Valérie Monin «Le silence des sentinelles» est disponible sur internet (www.atelierdepresse.com) et à la librairie des Arcades à Tournus où Claude Poux dédicacera son livre ce samedi 26 juillet toute la journée.
Critique Nathalie Maréchal 30/06/2014
J’ai lu votre livre, le silence des sentinelles et voici ce que j’ai ressenti : La lecture des premières pages donne assez vite l’envie de tourner les autres. Le rythme vif de l’écriture (agréable et facile à lire) m’a entraîné tambour battant au cœur de cette histoire. J’avais besoin d’aller au bout de cette lecture, c’était devenu une priorité, comme quand on regarde un bon film. Cette manière d’écrire met en valeur l’intensité des actions, donne la mesure de l’importance des leurs moments vécus. Pour moi le récit vit et habite le lecteur, car en même temps, les émotions des principaux personnages sont décrites avec justesse. Cet alliage entre le rythme et le choix des mots n’était pas facile à trouver, bravo. Il laisse planer l’espoir et humanise les situations de crimes, de délits, et d’injustices qui ont bien leur place dans ce roman policier. L’intrigue est d’autant plus prégnante que du coup les héros sont proches du lecteur et que l’histoire se déroule à proximité de ma région. Atout supplémentaire, celui de la proximité et de la vraisemblance. J’aurais pu me sentir concerné en marchant dans les rues de Lyon au hasard des heures ou des jours, pour une raison ou pour une autre, juste au hasard des rencontres.
Critique Gilles Dumas 03/08/2013
Je viens de passer un très bon moment cet après-midi avec « le silence des sentinelles ». Construction intéressante pour ce roman et quelques formules qui font mouche. Je retiens particulièrement celle-ci : « la patience est une arme, la plus élaborée, la plus complexe. La seule qui se serve du temps comme munition. »
Critique Xavier Cotte 18/06/2009
Ayant dévoré « le silence des sentinelles » des l’achat et la dédicace en février je n avais point encore trouve le temps pour vous dire ce que j en pense: un seul mot bravo … continuez comme cela et encore merci pour ce grand roman.
Critique Jean-Pierre Dupont 04/01/2009
J’ai donc fini mon périple lyonnais et je m’en suis sorti. Alors … J’ai été embarqué dans l’histoire ; du genre « Allez, encore une page et j’arrête ; et puis encore une, etc. » j’ai donc beaucoup aimé la manière de ferrer le lecteur, on suis bien le parcours de chaque personnage, on adhère, on a envie de savoir comment ça va finir.